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Benjamin : « Tant qu’il y a de la peau, c’est vide »

Tatoué, Benjamin Dubois, 48 ans, ne passe pas inaperçu. Et c’est bien le but de celui qui conduit les bus de la Stib dans les rues de la capitale. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste au pôle Société Temps de lecture: 4 min

Lunettes de soleil vissées sur le nez, look hipster avec sa barbe bien taillée, Benjamin Dubois, 48 ans, ne passe pas inaperçu. Et c’est bien le but de celui qui conduit les bus de la Stib dans les rues de la capitale. Avec une passion chevillée au corps, le tatouage. L’encre qui, au fil des années, a dessiné une toile sur sa peau avec laquelle il se raconte. « Le tatouage est depuis toujours une passion pour moi, même si elle ne s’est développée que sur le tard, à cause de mes parents et du fait qu’à l’époque, ce n’était pas vraiment évident, socialement parlant. »

C’est donc à l’âge de 18 ans qu’il passe à l’acte pour la première fois. Un bouddha fait alors son apparition dans son dos, sur une page blanche. « Tout ce que j’ai sur le corps me représente. Chaque tatouage a un lien avec une partie de ma vie, récente ou plus ancienne. Le bouddha est une allusion à la zénitude que je recherchais à l’époque. »

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