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Médecine : 3.000 étudiants rassurés sur leur sort

Fin d’une saga interminable : la Chambre a voté ce jeudi soir la loi qui garantira un numéro Inami à tous les diplômés des cinq prochaines années. Article réservé aux abonnés S'abonner
Chef du pôle Société Temps de lecture: 2 min

Deux-mille-neuf-cent-vingt-et-un étudiants en médecine… Jusqu’à ce 22 juin, malgré des accords précédents, 2.921 étudiants en médecine étaient toujours dans l’incertitude de pouvoir un jour exercer leur profession. Ce jeudi soir, par contre, les députés ont mis fin à un suspense ubuesque en pleine période de pénurie de soignants : la Chambre des représentants a adopté les textes légaux permettant d’attribuer à toutes et tous un numéro Inami.

On reprend. Face à la pléthore de médecins diplômés dans les années 80 et 90, l’Etat fédéral a craint une explosion des dépenses de sécurité sociale. Le postulat de l’époque indiquait qu’une offre abondante de soignants entraînait immanquablement une hausse des besoins en soins dans la population. On a donc contingenté les études de médecine en limitant la distribution de numéros Inami à la sortie (le nombre d’accès à la profession en quelque sorte, fixé dès le début des études).

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3 Commentaires

  • Posté par Du Four Philippe, vendredi 23 juin 2023, 8:50

    Enfin une bonne nouvelle tant pour nos étudiants médecins que pour notre santé. Mais tout n'est pas encore réglé: il faut s'assurer désormais que tous ces nouveaux "médecins autorisés à soigner" ne deviennent pas tous des spécialistes: on a besoin de généralistes, on a besoin de gens "de terrain", on a besoin d'écoute et pas uniquement de médicaments, scanners, échographies, etc etc ... Alors, Mme Glatiny et Mr Vanderbroek, Acte II: comment redonner envie de redevenir le "médecins de famille"? Enfin, au passage être aussi plus vigilant quant aux nrs INAMI non/peu utilisés: "si t'as pas utilisé ton nr ces 12 derniers mois, tu le perds et on le donne à un autre!"

  • Posté par Moriaux Raymond, vendredi 23 juin 2023, 14:45

    Quel problème croyez-vous résoudre en transférant un numéro INAMI d'un médecin peu actif (càd qui génère peu de dépenses) à un autre qui le serait davantage (et qui en génère nettement plus) ? Ce qui importe aux yeux de la sécu, c'est le nombre de prestataires actifs (pas le nombre total de numéros délivrés ni de flinguer des médecins qui ne lui coûtent plus rien). Que les nouveaux médecins aient un nouveau numéro ou fauchent ceux de leurs aînés (quasi) à la retraite ne change rien à rien du point de vue de l'INAMI.

  • Posté par Moriaux Raymond, vendredi 23 juin 2023, 8:20

    En clair et en conclusion : la régulation quantitative de l'accès aux études est non seulement infondée et injustement discriminante mais fait également peser une menace sur la continuité et la qualité de la dispensation des soins. La mise en place, l'évolution et, finalement, le maintien de ce système n'ont jamais été autre chose que le résultat d'un chantage politico-communautaire visant à imposer partout en Belgique ce que les Flamands croyaient bon de s'imposer à eux-mêmes. Il s'agissait de réaliser quelques économies, non pas tant pour la Sécu que pour le budget de l'enseignement flamand. En tout cas, à aucun moment la qualité de la pratique n'a motivé cette mécanique.

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