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NI

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Journaliste au pôle Culture Temps de lecture: 1 min
Rec 118 / Warner.

Au quatrième album (sans compter les mixtapes M.I.L.S), Ninho est bel et bien devenu le Jefe du rap français (chef, en espagnol, titre de son troisième album). Et sur NI, il se fait plus Booba que jamais. Flow posé, autoritaire, le gamin de 27 ans raconte son parcours jusqu’au sommet, entre mise en scène de la vie en cité et réalisme. La couleur du disque est plutôt au tempo lent et instrus minimalistes avec quelques fulgurances (Yo Moko Oyeba, Branché sur Snap ou le single 25G, amples et imposants). Ailleurs, Ninho s’essaie à des rythmiques reggaeton avec plus ou moins de bonheur. Mais l’ambition de NI ne semble pas tant de réinventer la roue que de percer à l’international. D’où le nombre de featurings anglo-saxons sur ce disque, notamment ceux des rappeurs en vue Lil Baby (sur Blue Story) et Central Cee (pour l’entraînant Eurostar) - « Ca coûte cher, mais il faut investir et on a investi sur nous-mêmes », a avoué le Français à Apple TV. Résultat ?

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