La migration, épouvantail électoral européen
Nous devons reprendre le contrôle sur la migration… » Ainsi parlait Mark Rutte, le 29 juin dernier, à son arrivée au Conseil européen. Une déclaration motivée par un agenda politique bien plus qu’une réalité de terrain. Car, si nombre de dirigeants européens manient le terme à longueur d’interventions, l’Union européenne ne traverse pas, pour l’heure, de « crise » migratoire. Mardi dernier, l’Agence de l’UE pour l’asile publiait les chiffres pour l’année 2022 : 966.000 demandes d’asile introduites l’an dernier sur le sol européen, 25 % de moins qu’en 2015-2016. Certes, treize pays (notoirement l’Autriche) ont enregistré plus de demandes, l’an dernier, qu’en 2015. Et, dans le même temps, quatre millions d’Ukrainiens ont fui la guerre, ce qui accroît la pression sur les réseaux d’accueil. Mais la situation semble « sous contrôle », pour reprendre le vocable du Premier ministre néerlandais.
Accédez à l'information nationale et internationale vérifiée et décryptée 2,49€/semaine pendant 1 mois
Avec cette offre, profitez de :
L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction Le journal en version numérique (PDF) Un confort de lecture avec publicité limitée










Pour poster un commentaire, merci de vous abonner.
S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagirPostez le premier commentaire