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Aaron Pilsan : Schumann, Widmann

La primauté de l’émotion, qui émerge à fleur de peau dès les premières notes. Article réservé aux abonnés S'abonner
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C’est Lars Vogt qui a joué le rôle de mentor pour son élève Aaron Pilsan, ce qui implique une très forte exigence intellectuelle. Et pourtant ce qui résulte de cette confrontation Schumann-Widmann, c’est la primauté de l’émotion, celle qui émerge à fleur de peau dès les premières notes. Cela va de soi dans le subtil florilège d’humeurs riches et variées des « Kreisleriana », Cela s’impose d’autant plus dans les « Elf Humoresken » où Widmann va jusqu’à citer une mélodie des « Geistervariationen », écrites à la fin de sa vie par un Schumann qui croyait entendre des voix qui lui dictaient sa musique. C’est dire si ces musiques, instinctivement agitées, exigent pas moins une grande maîtrise dans la succession des courtes pièces qui les composent, ce que réussit avec un à-propos naturel Aaron Pilsan. A coup sûr un nom à suivre. S.M.

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