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Banques : L’Italie s’attaque aux surprofits, la gauche belge l’envisage aussi

Le gouvernement italien qui réunit la droite et l’extrême droite veut récupérer « plusieurs milliards » sur les bénéfices records réalisés par les banques. Chez nous, l’idée – sur le principe – séduit le PS et Ecolo, alors que les banques et la droite s’étranglent. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Dominique Berns, Maxime Biermé
Temps de lecture: 2 min

Les banquiers italiens ont été sortis précipitamment de la léthargie estivale dans la nuit de lundi à mardi. Le gouvernement présidé par Giorgia Meloni, la cheffe de file des Frères d’Italie, a dévoilé une taxe de 40 % sur les « surprofits » du secteur bancaire. L’annonce, que personne n’avait visiblement anticipée, a provoqué des remous à la Bourse de Milan, où les titres bancaires ont chuté, Intesa Sanpaolo et Unicredit, les deux plus grandes banques du pays, perdant respectivement 8,6 % et 5,9 % à la clôture.

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22 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, jeudi 10 août 2023, 7:37

    Excellente idée. On se demande d'ailleurs comment et pourquoi nos édiles politiques, pourtant d'ordinaire si promptes à dégainer la taxe, et instruites de ce qui se fait ou est envisagé à l'étranger (européen), n'ont pas déjà au moins réfléchi à une forme de prélèvement qu'elles connaissent pourtant parfaitement, puisqu'elles l'appliquent au secteur de l'énergie (nucléaire) et des télécommunications (licences téléphonie mobile). Aucune idéologie dans tout ça, considérant en particulier le fait que les centres de décision des banques belges sont aujourd'hui situés majoritairement à l'étranger, où partent d'ailleurs les profits réalisés en Belgique, et que ces profits sont en grande partie réalisés par le biais de réductions de services, au détriment des déposants (fermeture d'agences, disparition des bornes de retrait de cash, suppression des salles de coffres, tarification galopante des services restants, etc ...).

  • Posté par Delpierre Bernard, mercredi 9 août 2023, 15:30

    C'est vrai sauf dans le cas de Dexia , banque en résolution gérant un montant considérable d'obligations "plus ou moins pourries" (234 milliards en 2012 ramené à 64 milliards en 2022) et donc un bilan d'une grande complexité. Ce sont les Etats belge et français (donc les contribuables) qui en détiennent l'essentiel du capital à la suite d'une augmentation de capital de 5, 5 milliards effectuée en 2012 et ils garantissent les émissions de dette à hauteur de MAX 75 milliards; dès lors et même si ce" portefeuille" détenu par Dexia a baissé de 86% et donc le risque encouru par le contribuable , il n'en demeure pas moins que le risque systémique a certes diminué mais pas disparu.

  • Posté par VERDOODT Jean-marie, mercredi 9 août 2023, 11:54

    M. Laaouej si vous ne savez pas (ne voulez pas) reconnaitre que les banques ont effectivement remboursé les prêts faits pas l'Etat. Un communiqué de la RTBF en mai dernier : "Si, et c’est ce qui a été fait. "Les citoyens peuvent se rassurer, les banques ont largement remboursé l’État. Il n’y a pas perdu, au contraire… il y a souvent gagné !", affirme Eric Dor, directeur des Etudes Economiques à l’IESEG School of Management de Paris et Lille.

  • Posté par Du Four Philippe, mercredi 9 août 2023, 8:58

    Hors mis le sujet de l'article sur les surprofits que j'apprécie, ce qui me fait bien rigoler dans cet article, c'est que - finalement - extrême gauche ou extrême droite - partis que tout devrait séparer - pensent la même chose. Ah ah ah ... bien la preuve qu'aujourd'hui, il n'y a plus un parti politique pour se démarquer des autres .... tous dans le même pot à faire la même soupe, même les épices sont pareilles. Et donc, si - en tous cas sur certains thèmes - on est enfin tous d'accord, pourquoi ne pas essayer de collaborer plutôt que de continuellement se tirer dans les pattes? Faisons avancer le schmilblick ... on y gagnera tous.

  • Posté par Fizaine Grégory, jeudi 10 août 2023, 9:33

    L'extrême gauche et l'extrême droite ne pensent qu'à une chose...accéder au pouvoir par pur populisme...point.

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