Dur d’être écrivain en Russie
Dmitri Gloukhovski a eu raison de quitter la Russie : il vient d’y être condamné par contumace à huit ans de prison. Il avait été reconnu coupable d’avoir publié de « fausses informations » sur les réseaux sociaux au sujet de l’armée russe. L’auteur accusait en effet la Russie d’avoir délibérément bombardé des maisons résidentielles, des écoles et des hôpitaux. Et il rendait responsables les forces armées russes de meurtres massifs de civils et de viols d’écolières ukrainiennes mineures. Gloukhovski, 44 ans, a écrit la série de science-fiction Métro 2033, Métro 2034 et Métro 2035, les romans Sumerki, Futu.re et Texto, et le recueil Nouvelles de la mère patrie, qui dépeint une Russie contemporaine gangrenée par la corruption (tous chez L’Atalante en français). Il persiste et signe, en tout cas. « Je raconte la vérité en exposant les crimes de l’armée russe en Ukraine. Je crois que le ministre russe de la Défense et les autorités russes mentent en tentant de justifier cette guerre insensée.
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