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Le Miroir de Musique, Gosswin

Critique - Temps de lecture: 1 min
Ricercar

Encore une redécouverte d’un Liégeois international. Antonius Gosswin est recruté par Roland de Lassus dès ses premières années à la cour d’Albert V de Bavière. Sa voix d’alto est unanimement appréciée tout comme son travail de compositeur. A la mort de son protecteur, il est engagé par son fils Ernest qui est à la fois évêque de Freising, Hildesheim et Liège. Il lui dédie son recueil de « Newe teutsche Lieder », la seule de ses publications imprimées qui nous soit parvenue. Son œuvre, qui cumule les genres les plus variés, illustre la diversité de musiques pratiquées dans l’entourage de Lassus : messes parodiques, des madrigaux à la forte influence italienne, des pièces religieuses qui reprennent encore des mélodies traditionnelles, des motets en style vénitien des cori spezzati, des pages instrumentales d’une grande richesse. Tout cela implique une interprétation variée et souple qui laisse s’épanouir la ligne mélodique tout en conservant une belle homogénéité au jeu d’ensemble. Un terrain que Le Miroir de Musique de Baptiste Romain sert avec un mélange de luxuriance et de simplicité. S.M.

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