La porte de Hal, un sas médiéval vers une autre idée du patrimoine
Les paysans des campagnes environnantes y convergeaient, leurs charrettes tassées sous le poids des récoltes et des volailles. Ils se laissaient glisser le long des coteaux verts de Saint-Gilles avant de se stopper net devant le pont-levis. Il leur fallait y payer la taxe, le sésame qui permettrait d’accéder à Bruxelles, ses marchés et ses bourgeois.
Six siècles plus tard, libérée de son rôle défensif et fiscal, la porte de Hal accueille sous ses voûtes gothiques un joli musée, l’un des plus anciens de la Belgique indépendante. L’empressement des touristes à se pencher sur le – vrai ou faux ? – berceau de Charles Quint a remplacé les éructations d’une soldatesque braillarde, commise à la garde de cette entrée de la ville. Des chevaux centenaires portant des armures, décorés de « A » et de « I » enluminés, y conservent le souvenir de l’archiduc Albert et de l’archiduchesse Isabelle, souvenir heureux puisque l’autorité de ces deux-là sur les Pays-Bas méridionaux reste synonyme de paix et de prospérité.
Accédez à l'information nationale et internationale vérifiée et décryptée 2,49€/semaine pendant 1 mois
Avec cette offre, profitez de :
L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction Le journal en version numérique (PDF) Un confort de lecture avec publicité limitée











Pour poster un commentaire, merci de vous abonner.
S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir1 Commentaire
C'est peut-être l'environnement qui fait hésiter les visiteurs potentiels ?