Joyce Maynard, l’éternelle ado
Joyce Maynard était à Paris, en juillet. « Je fais un séjour linguistique », sourit-elle : « J’essaie d’améliorer mon français. » Nous nous rencontrons dans un café. Elle est toujours vive et enjouée. N’hésitant pas à s’esclaffer. Et à passer du français à l’anglais quand elle ne parvient plus à nuancer sa pensée dans la langue qu’elle aimerait mieux parler. Dans Joyce, il y a « joy », évidemment, la joie. Elle en est habitée. Comme elle est pénétrée de curiosité. « Et à Bruxelles, ça va, Jean-Claude ? », lance-t-elle. Joyce Maynard n’est pas une écrivaine de l’ego : elle s’intéresse aux gens, pour pouvoir les raconter. Et c’est ce qui donne à ses romans leurs qualités humaines et leur lot de vrais personnages.
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