«Everything is alive»
Ce cinquième album de Slowdive est aussi le deuxième de la deuxième vie du groupe. Pression pendant sa confection ? Stress en attendant l’accueil ? « Nous sommes curieux, nous répond Christian Savill, mais pour le reste, ça ne dépend pas de nous. Notre manager nous enverra comme toujours les reviews, mais je ne les lis jamais. J’ai mon avis sur ce disque, nous sommes tous d’accord dessus parce que nous n’aurions jamais remis au label un album au sujet duquel nous ne serions pas tous d’accord, et après, je n’ai pas vraiment besoin de lire l’avis de quelqu’un d’autre. »
Neil Halstead, à l’œuvre côté écriture et production, expérimentant avec des synthés modulaires, avait imaginé un disque orienté électronique minimaliste. Il reste de cela, entre la plage d’ouverture, « Shanty », poignante et sublime, et celle qui le clôt, « The slab », dont la densité « rock » n’avait peut-être encore jamais été atteinte par le groupe jusqu’ici. Mais la signature de Slowdive est là, toujours aussi saisissante : ces guitares et cette réverbe.
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