Exécution des « courtes » peines : la crainte d’une fuite en avant
Le grand basculement prévu par le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne entre en vigueur ce vendredi 1er septembre : désormais, les courtes peines de prison (comprises entre 6 mois et 2 ans de détention) seront exécutées strictement. Qui sait : peut-être qu’en fermant les yeux, en prenant une grande respiration et en sautant dans le vide, l’atterrissage sera moins rude que prévu ? Mais les voyants rouges clignotant dans tous les sens sur le tableau de bord laissent plutôt présager l’inverse.
Les directeurs de prison comptent ainsi parmi les premiers à craindre une fuite en avant. Leurs institutions faisant déjà face à une surpopulation pratiquement intenable. Le nombre de détenus belges dépasse de plus de 11 % la capacité de places théoriques et l’afflux des nouveaux détenus résultant de la loi Van Quickenborne risque de rendre la situation encore plus explosive.
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir2 Commentaires
C'est parfait: plus les prisons seront insupportables et moins les délinquants auront envie d'y faire un nouveau séjour. Par ailleurs, plutôt que de s'apitoyer sur le sort d'individus qui ont récolté ce qu'ils ont semé, mieux vaudrait s'intéresser au sort de leurs victimes traumatisées à l'idée de voir leur agresseur se balader tranquillement en toute liberté. Comment croire encore à la Justice après cela? PS Le directeur parle de perte de travail. Serait-il possible de connaître le nombre de prisonniers qui ne vivaient pas de trafics ou d'allocations diverses?
Si la délinquance ne doit plus être envoyée en prison, ce sera la victoire des racailles dans l'espace public.