Référendum : un outil très encadré
Attention, explosif ! L’outil du référendum est toujours difficile à manier. Le dernier en date était celui organisé en 2005 sur le traité constitutionnel européen. Le président d’alors, Jacques Chirac, croyait jouer sur du velours, tant les sondages étaient favorables en début de campagne. Mais l’opinion s’était retournée et le « non » l’avait emporté avec plus de 54% des voix. Une gifle cinglante.
Le danger du référendum, c’est qu’il peut se retourner contre le président qui le propose. Les Français ne répondent pas à la question posée, mais profitent souvent de la consultation pour exprimer ce qu’ils pensent à l’égard des dirigeants. Ce n’est pas pour rien que le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a évoqué l’idée d’un « préférendum » : un scrutin à choix multiple qui, en proposant différentes questions, contournerait le risque de le transformer en plébiscite. Mais les constitutionnalistes sont sceptiques sur cette formule : elle n’aurait aucune portée supérieure à celle d’un sondage, disent-ils.
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