Les réactions, de Paris à Berlin
Vu de Berlin
Le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel a déclaré dimanche que de nouvelles négociations des Européens avec Athènes paraissaient «difficilement imaginables » après le non grec au référendum.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a « coupé les derniers ponts » entre son pays et l’Europe, a ajouté le vice-chancelier du gouvernement d’Angela Merkel, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi. « Après le refus des règles du jeu de la zone euro, tel qu’il s’exprime par le vote non, des négociations sur des programmes d’aide chiffrés en milliards paraissent difficilement imaginables ».
Vu de Paris
François Hollande, qui s’est entretenu dès dimanche soir avec Alexis Tsipras, selon une source gouvernementale grecque, doit par ailleurs recevoir lundi soir à l’Elysée la Chancelière Angela Merkel pour une réunion et un dîner de travail destinés à « évaluer les conséquences du référendum », a d’ores et déjà annoncé la présidence française.
Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de gauche et fervent soutien du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a même appelé à un rassemblement dimanche soir place de République pour célébrer le «non» à « un projet sournois et calamiteux ».
Arnaud Montebourg, ancien ministre PS, a ainsi réagi sur Twitter en rendant « Hommage au peuple grec qui sait défendre non seulement son juste intérêt mais également l’intérêt de tous les Européens ».
La présidente du FN, Marine Le Pen, a pour sa part estimé que « c’est un Non de liberté, de rébellion face aux diktats européens qui veulent imposer la monnaie unique à tout prix, via l’austérité la plus inhumaine et la plus contre-productive ».





