Massacre à Orlando: le travail du FBI est au cœur des interrogations (vidéos)
Connu comme radical par les services fédéraux, il est tout de même parvenu à se procurer des armes dans un pays où le contrôle des armes à feu fait sans cesse débat.
Trois fois interrogé
Dimanche, Ronald Hopper a indiqué que le suspect avait été interrogé à trois reprises par le FBI dans le cadre de deux enquêtes. La première, en 2013, était liée à des propos radicaux qu’il aurait tenus sur son lieu de travail. Après enquête auprès de collègues, surveillance et vérifications, le FBI n’a pas été en mesure d’établir qu’Omar Mateen avait bien tenu ces propos et la police fédérale a donc classé le dossier.
Un an plus tard, nouvel interrogatoire, cette fois au sujet de ses liens avec Moner Mohammad Abusalha, un Américain de Floride qui a rejoint le groupe États Islamique avant de mourir dans un attentat suicide au camion piégé, en mai 2014. Le FBI a alors estimé que le contact entre les deux hommes était « minimal » et ne « constituait pas une relation significative ou une menace », a expliqué Ronald Hopper.
Laissé libre, sans antécédents judiciaires, Omar Mateen disposait de deux licences et a pu acheter, quelques jours avant l’attaque, une arme de poing et une arme longue.
La thèse djihadiste
Quelques minutes avant de perpétrer son attentat, la pire fusillade de l’histoire des États-Unis, il a appelé les services d’urgence pour faire « allégeance » au groupe État islamique, a indiqué dimanche le responsable du FBI à Orlando, Ronald Hopper.





