BNP Paribas Fortis augmente à son tour (timidement) ses taux sur l’épargne

La première banque du pays, avec un peu plus de 67 milliards d’euros logés sur l’ensemble de ses livrets, annonce à son tour – après Belfius et KBC – une révision des intérêts qu’elle verse à ses épargnants. En pratique, la hausse prévue pour le 1er août par BNP Paribas Fortis sera cependant contenue pour la majorité d’entre eux.
Le taux sur son compte d’épargne classique, qui brasse la majeure partie des clients (Fintro et Hello Bank ! inclus) – passera le mois prochain de 0,25 % à 0,5 % (0,25 % de taux de base et 0,25 % de prime de fidélité).
Plus attractif, le rendement sur le compte « Plus » augmentera de 1,25 % à 1,5 % (dont 1 % de prime de fidélité). Rappelons que, pour bénéficier de cette meilleure rente, le client doit être proactif et entamer des démarches en agence, en ligne ou via son application Easy Banking, le basculement d’une formule à l’autre n’étant pas automatique. BNP Paribas Fortis ne partage pas d’indication chiffrée quant au succès de ce nouveau produit lancé en février dernier mais assure « qu’il y a de l’engouement. »
« Une nécessaire période de transition »
Petit à petit, le secteur bancaire belge – pointé du doigt par le politique et plusieurs économistes pour potentiel manque de concurrence, tant les conditions proposées aux épargnants étaient peu intéressantes ces derniers mois et très similaires d’un établissement à l’autre – réagit donc, sans extravagance, à la « nouvelle » politique monétaire. Et, peut-être, aux pressions de l’exécutif.
Depuis juillet dernier, la Banque centrale européenne (BCE) redresse ses principaux taux directeurs afin d’influer sur la hausse des prix, à la consommation notamment, en zone euro. Une nouvelle réunion est prévue le 27 juillet et aucune pause dans la progression entamée n’est attendue. A l’heure actuelle, les trois taux de référence s’affichent entre 3,5 et 4,25 %.
La Vivaldi a multiplié, de son côté, les ultimatums aux banques ces dernières semaines, menaçant, entre autres, d’encadrer le marché de l’épargne, si un effort n’était pas consenti par les acteurs pour mieux bonifier les économies des Belges.
Par la voie de leur fédération, Febelfin, les banques insistent sur une nécessaire période de transition pour rattraper le différentiel entre taux sur l’épargne et taux sur les marchés. Des mouvements trop brusques et/ou imposés (l’aile gauche de la Vivaldi souhaite « automatiser » la progression des intérêts sur les livrets réglementés), comme l’ont rappelé les régulateurs du secteur dans des avis récents, pourraient déséquilibrer les bilans de certains établissements et, par ricochet, la stabilité financière.
Jusqu’à 2,3 % chez les petits acteurs
Il y a un mois, Belfius avait déjà annoncé une hausse des taux sur ses livrets à partir du 1er juillet (passant de 0,5 à 0,9 % sur son compte ordinaire), KBC et CBC avaient suivi la semaine passée (de 0,6 à 0,9 % dès le 1er août). Plusieurs établissements de taille plus modeste : Keytrade, Triodos, Argenta, Vdk ont également modifié récemment leur politique en la matière.
Mais, pour bénéficier des meilleures conditions offertes sur le marché, le particulier devra se tourner vers des petits challengers, filiales ou succursales de banques étrangères qui ne proposent généralement que des carnets d’épargne dans notre pays. MeDirect offre ainsi jusqu’à 2,3 % de rendement, sans conditions particulières imposées ; Santander jusqu’à 2,5 % mais seulement pour des montants compris entre 125.000 et 200.000 euros.











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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir1 Commentaire
La loi d'échelle inversée! Les petites banques peuvent rémunérer l'épargne davantage que les grandes. On pourrait penser que l'effet d'échelle donnerait le résultat inverse.