Les Racines élémentaires d’Ozark Henry: «La mort de ma mère a tout fait basculer et m’a donné le courage de vivre dans l’instant»

Dans son studio de Wulpen, Ozar Henry nous fait écouter sa reprise inédite de «The End» des Doors en 3D. Un moment d’une intensité et d’une beauté inouïes.
 
«J’ai toujours aimé amuser la galerie. A l’école, où j’étais une élève moyenne, j’avais un côté potache, aimant jouer avec les limites, d’autant plus que mes deux parents enseignaient dans l’école où j’étais.»
«J’ai toujours aimé l’Amérique mais, là, ce que je veux surtout, c’est voyager et prendre beaucoup de photos. Au Moyen-Orient, en Asie, en Russie… Je photographie tout, sans discrimination.»
«Je m’interroge sans cesse sur comment naissent les complexes. Le gouffre est immense, entre un enfant qui grandit entre des bras aimants et un autre qui grandira entre humiliations et baffes.»
Faire un jour du seul en scène? «Je me suis toujours empêché de le faire. Mais je peux vous le dire: c’est quelque chose que je ferai.»
Gorik, dans la rue, près du studio où il nous a reçus.
C’est depuis sa retraite, près de Barcelone, que Raoul Vaneigem a entamé une correspondance consciencieuse et chaleureuse avec nous. Epicurien autoproclamé, l’intellectuel fourbit sa pensée sous le soleil catalan.
«
Aujourd’hui je rejoue les morceaux de Chopin que je massacre pour m’amuser et me détendre. C’est une évasion qui me donne de l’énergie après une rude journée chez Proximus.
»
«
Armand Gatti disait pour mon frère et moi
: l’image et les mots. Il nous a institués en duo
» avoue Jean-Pierre Dardenne sous le regard approbateur de Luc.
Quand j’étais petite, ma mère m’a demandé ce que je voulais faire plus tard. J’ai répondu «
c’est quoi le plus difficile
?
» Ma mère m’a répondu
: «
C’est philosophe.
» J’ai dit
: «
Je veux être philosophe.
»
«
Mon arrière-grand-père, il était venu, à mon avis, en autocar de Pologne pour aller dans le fin fond de la mine, là où les Belges ne voulaient pas aller. Et 70 ans après, c’est son arrière-petit-fils qui vient en vedette à Varsovie. Cela m’émeut énormément.
»
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«
Mes parents ont toujours placé en moi une très grande confiance. Cela a été très important pour moi, dans la manière dont je me suis construit.
»
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«
La Barkentijn, c’est ma deuxième maison. J’ai encore dormi ici tout l’été. Je faisais la navette entre Nieuport et Bruxelles. Ce n’était pas très pratique.
»
«
Bien sûr que j’aurai un pincement de cœur quand je quitterai le 16 (rue de la Loi). Mais ce sera un pincement au cœur le temps que la page se tourne. Je ne regarde pas derrière, pas trop. Et puis, je n’ai que 45 ans...
»
«
Rester soi-même, ce n’est pas toujours facile. C’est à cela que je crois. C’est ce que je répète dans mes films.
»
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