La consolation plutôt que la désolation
Quoi de plus ordinaire? Un jeune couple acquiert une maison et se lance dans sa rénovation. Jusqu’à ce que la mort passe par là. En artisan, Pete Fromm tisse un drame intime, sans pathos. Beau.
En quête d’évasion à tout prix, d’aventures à couper le souffle, de plongées dans l’extraordinaire, de héros clinquants qui soulèvent des montagnes ? Votre bonheur n’est pas dans La vie en chantier. Parce que quoi de plus ordinaire, au bout du compte, que le canevas sur lequel Pete Fromm tisse son nouveau récit : une vie comme les autres, où un couple se lance dans des travaux de réaménagement de la maison qu’il vient d’acquérir dans une petite ville du Montana.
Littéralement, les voilà qui vivent dans un chantier, attaquant plusieurs tâches de front, la cuisine, le plancher du salon, la chambre à coucher, la salle de bains. Et la chambre du bébé qui s’annonce, vu les rondeurs affichées par Marnie. La passion aidant, tout cela ne semble guère insurmontable, à deux.
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