De la Norvège à Cuba, et retour
Vigdis Hjorth bouscule la vie d’une veuve, l’envoie dans une île où les habitants sont pauvres et lui propose un marché de dupes : « Parle-moi ».
Bibliothécaire norvégienne et veuve, Ingeborg ne sait pas trop si sa vie est réussie ou non. Parfois, elle a le sentiment qu’il lui manque quelque chose. De la fantaisie, peut-être ? En fait, non : elle n’a jamais éprouvé le besoin de fantaisie. Son fils lui manque, en effet, mais elle s’est presque fait une raison : depuis qu’il étudie à l’étranger, les contacts se sont raréfiés, sont devenus presque inexistants.
Tel est l’état dans lequel elle se trouve au début du roman de Vigdis Hjorth, Parle-moi. Un état dont un lecteur va involontairement la tirer en ramenant un récit de voyage sur Cuba et en lui disant « qu’il avait passé un bon moment là-bas, que l’île était sûre », assez pour la pousser à lire le livre puis à acheter un billet d’avion. Jamais elle n’est allée aussi loin.
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