Michel Draguet sur les critiques de son personnel: «Il y a une énorme douleur, un cri qu’on n’a pas vu venir, auquel on doit réagir»
Une partie du personnel des Musées des Beaux-Arts dénonce ses conditions de travail et met en cause le directeur. Michel Draguet y répond, comprend les difficultés et ouvre le dialogue.
Trente et un membres du personnel des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) ont adressé début décembre à leur tutelle une lettre dans laquelle ils mettent en cause le directeur Michel Draguet et le conseil de direction des MRBAB. Dans un autre courrier, quasi similaire et publié ce vendredi par De Standaard, les membres du personnel font état d’« une mauvaise gestion », de conditions de travail « épouvantables », de « menaces, intimidations et harcèlements » qui seraient réguliers. Les travailleurs évoquent, sur une durée de deux ans, cinq démissions de salariés, cinq licenciements et six burn-outs.
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir3 Commentaires
Merci beaucoup, Monsieur Lallemand, pour ces deux interviews, malgré, compte-tenu du passif du personnage, leur caractère pour le moins complaisant, sans doute par ''objectivité''. En effet, sur la situation actuelle, le nombre, à la fois de cas récents évoqués dans votre article (une personne sur dix concernée par une démission, un licenciement ou un burn-out en deux ans) et de signataires de la lettre ouverte (une personne sur six qui ose publiquement affirmer son mal-être, malgré les potentielles conséquences néfastes encourues), interpelle. Surtout, les méfaits du personnage ne sont pas récents et auraient dû alerter les milieux politiques, culturels, universitaires et journalistiques depuis longtemps. Le livre de Geneviève Tellier ''Léopold II et le marché de l'art Américain'' montre déjà dès les années 2008 tant les qualités humaines du personnage que le sérieux de son professionnalisme dans sa mission d'historien de l'art qui met à disposition du public des œuvres dont l'authenticité n’est censée faire aucun doute ! Et vous ne pouviez décemment, vu votre position, ignorer ces comportements surprenants, puisque même dans votre milieu, pourtant peu suspect de remettre en cause l'ordre social établi, il s'est trouvé des personnes pour relever les incohérences décisionnelles de la part de quelqu'un avec de telles responsabilités (Cf. Hubert Heyrendt, ''Un véritable polar de l'art'', La Libre Belgique, 9 janvier 2013).
Des réponses à vos interrogations sur les démissions, les licenciements et les burn-out sont à trouver dans l'interview. Tant que l'on n'en connaît pas les circonstances, qui peuvent être liées à divers facteurs (perspectives de la fermeture du musée pour travaux, et les angoisses que cela peut générer, caprices du Musée Picasso, séquelles du Covid, contraintes budgétaires imposées depuis des années au Musée, situations personnelles,...), il est peut-être un peu court de crier "haro sur le baudet". Il n'est de surcroît sans doute pas nécessaire d'alimenter une acrimonie apparemment personnelle par l'évocation de "méfaits" (sic) qui semblent relever d'un certain goût pour le sensationalisme rageur.
Je suis étonné: les syndicats n’ont rien vu venir, ne sont au courant de rien. Bizarre!