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Décès d’Arno: la fin d’un «joyeux bazar»

Temps de lecture: 1 min

23 avril. La Belgique perd un de ses monuments artistique : Arnold Charles Ernest Hintjens, dit Arno, succombe à 72 ans à un cancer du pancréas. Arno, c’est un regard grave, les cheveux hirsutes et un accent délicieux, empreint de belgitude. C’est une carrière impressionnante, et des titres phares qui ont marqué toute une génération. C’est aussi une rhétorique brute, poétique. Qu’il offense les politiques, doigt d’honneur dressé (« Fuck them all ») ou qu’il rassemble (« Je n’ai pas de frontières dans la tête »), le rockeur est resté lui-même, profondément libre et authentique.

Son dernier album, un projet en duo avec le pianiste Sofiane Pamart, s’intitule « Vivre ». Après la pandémie de covid-19, Arno était remonté sur scène, pour faire exister ce nouvel opus, avant de subir une nouvelle hospitalisation. Juste avant de s’éteindre, il avait confié  : « Tout le monde meurt, moi aussi ». Ce 23 avril, le quartier bruxellois Sainte-Catherine a perdu l’une de ses silhouettes préférées, tout comme les plages d’Ostende, sa ville natale. Dans le joyeux bazar de son existence, Arno aura réussi à fusionner tout un royaume autour d’une même identité. Une lueur d’espoir, là où flamands, wallons et bruxellois se sont réunis, dans le chagrin, pour pleurer sa mort.

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