Au Sénat français, une victoire à l’arraché pour l’IVG
Un vote du Sénat, pourtant conservateur, relance l’idée de constitutionnaliser l’IVG. Mais il y a encore du chemin avant de sanctuariser le droit à l’avortement.
Ce n’est pas encore « le » vote historique. Loin de là. Mais c’est au moins une étape à forte portée symbolique. Le Sénat a approuvé mercredi soir un texte visant à graver l’IVG dans le marbre de la Constitution. Une surprise, venant de la Chambre haute, dominée par la droite. Le vote s’est fait sur un fil, après des débats très agités. Mais les chiffres sont là : par 166 voix contre 152, les sénateurs français ont adopté un texte initialement proposé par… la députée de la France insoumise, Mathilde Panot. Un homme, et pas n’importe lequel, a permis ce coup de théâtre : le député LR Philippe Bas, qui s’était fait connaître du grand public lorsqu’il avait présidé la commission d’enquête sur l’affaire Benalla mais qui était surtout autrefois conseiller auprès de Simone Veil lorsque, ministre de la Santé, elle fit voter la dépénalisation de l’avortement en 1975, au terme d’un combat acharné. Philippe Bas est l’auteur d’un amendement qui a pu arracher cette improbable majorité.
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