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Pour annihiler leur culture, Pékin enferme artistes et intellectuels ouïghours

Appliquant des concepts antiterroristes extrêmement vagues, le pouvoir chinois réprime depuis des années de façon implacable la population ouïghoure. Et tout particulièrement celles et ceux qui incarnent les différentes facettes de cette culture. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste au pôle International Temps de lecture: 2 min

Depuis cinq longues années, comme des centaines de milliers d’autres Ouïghours, cette professeure d’ethnologie, cet écrivain, ce chanteur pour enfants sont enfermés dans des prisons chinoises, privés de contact avec le monde extérieur, le tout sans qu’aucun acte d’accusation ni de condamnation n’ait été rendu public.

Les évoquer, c’est mettre en lumière cette culture ouïghoure aussi riche que particulière que les autorités chinoises veulent à tout prix « neutraliser ». C’est aussi une façon de continuer à parler de la gigantesque vague de répression chinoise qui s’est abattue sur cette minorité musulmane, que l’ONU qualifie de potentiels « crimes contre l’humanité ». Et ce, alors que la province du Xinjiang a été mise sous cloche par Pékin, qui interdit son accès aux journalistes, chercheurs et restreint celui des délégations étrangères.

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