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Tinariwen, entre Sahara et Monument Valley

Avec « Amatssou », les vétérans du « desert blues » sortent un neuvième album studio. Au-delà des constantes désormais bien connues de leur art, ils s’engagent encore dans quelques chemins de traverse et réservent d’agréables surprises. Article réservé aux abonnés S'abonner
Temps de lecture: 3 min

En tamasheq, la langue parlée notamment par les Touaregs du Mali, « amatssou » signifie « au-delà de la peur ». Ces dernières années en tout cas, ceux de Tinariwen n’ont jamais craint de laisser leur musique ouverte sur l’extérieur. Comme une invitation pour d’autres instruments ou des musiciens issus d’autres cultures. On se souviendra ainsi de Warren Ellis et de son violon présents sur Amadjar, l’album précédent sorti en 2019. Ici, ils auraient dû aller enregistrer chez Jack White à Nashville. Mais une certaine pandémie, parmi quelques autres soucis, aura empêché ce voyage. Résultat : les bases d’Amatssou ont finalement été jetées dans une oasis du Sahara algérien, à Djanet, où a été monté un studio sous tente avec de l’équipement emprunté aux « p’tits jeunes » d’Imarhan… qui n’ont jamais caché à quel point Tinariwen avait inspiré leur assouf contemporain.

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