Making of
Zakia Khattabi et Pieter Timmermans y vont à fleurets mouchetés : « Permettez », « Non merci », « Je crois comme vous », « Mais en fait non », « On se rejoint non ? ». Les deux s’épargnent. Ils sont d’accord pour « fixer des objectifs clairs en début de législature », évoquer un « modèle de développement durable intégrant économie, social et écologie », réclamer « une approche holistique » des enjeux, mais on est là pas mal dans la rhétorique. Ce qui n’est pas négligeable, mais n’exagérons rien.
Le patron de la FEB souligne surtout que les entreprises sont confrontées à court terme à de gros défis de compétitivité et de lourdes incertitudes, que les contraintes budgétaires restent impératives, qu’« un euro ne peut être dépensé qu’une seule fois », là où la ministre du Climat met en garde contre « le coût bien supérieur de l’inaction ». Ils dialoguent même s’ils ne parlent pas la même langue, ce qui est un bon début après tout, sauf que c’est un peu tard quand ça sent la fin déjà tout autour de nous.
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