Jonas Vingegaard : « On voulait conforter le maillot rouge de Sepp Kuss »

Au lendemain de la démonstration de la Jumbo-Visma, sur les pentes de l’Angliru, le discours du staff sportif des guêpes faisait discuter. « Sepp Kuss mérite plus de respect », précisait d’ailleurs un Geraint Thomas, qui n’hésite jamais à donner son avis. La veille, au sein de la Jumbo, on assurait vouloir définir le gagnant de la Vuelta à la pédale. Une approche qui semblait avantageuse pour Jonas Vingegaard, le plus aérien du trident lors de la troisième semaine. Primoz Roglic, à plus d’une minute, semblait un peu loin pour remporter une quatrième Vuelta.
Visiblement, au briefing d’avant course, la stratégie définie était claire dans les têtes de la bande à Richard Plugge. L’attitude de Vingegaard et de Roglic dans la montée finale prouvait en tout cas que la priorité est d’offrir à Kuss, une première victoire au classement général d’un grand tour. L’Américain se met à longueur d’année à la planche pour ses leaders, ceux-ci paraissent prêts à lui rendre la pareille. Et ce, même si cette décision frustre leur ego. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que Vingegaard est en mesure d’aller chercher la victoire finale. Sa gestuelle dans le final était compatible à l’équipier modèle. Légèrement décroché (volontairement), le Danois a permis à Kuss de reprendre neuf secondes sur lui. Avec un avantage de 17 secondes à trois jours de l’arrivée à Madrid, l’homme du Colorado est en position de force. « On voulait sécuriser le Top 3, ce qui est fait. De plus, il était important pour nous de conforter le maillot rouge de Sepp. On veut l’aider à gagner cette Vuelta. Il travaille pour nous toute l’année, sans calculer ses efforts, il mérite qu’on l’aide à concrétiser son rêve de victoire. »
L’étape de samedi entre Mazanares El Real et Guadarrama constituera un dernier test. Néanmoins, il est désormais très probable que Kuss remporte l’épreuve. Il succéderait ainsi à Chris Horner, dix ans après. Le coureur américain avait dompté la Vuelta à… 42 ans. « On se rapproche de Madrid », sourit le résident d’Andorre. « On va pouvoir se reposer quelque peu ce vendredi, avant d’attaquer la dernière partie sérieuse de la Vuelta. Ce sera une étape longue et difficile. Rien n’est joué. »
Notons, par ailleurs, que Cian Uijtdebroeks a perdu du temps dans l’ascension finale. Le grimpeur de 20 ans a concédé une petite minute sur les meilleurs. Sans danger pour sa septième place au général.
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