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En Belgique, Mahsa* : « Je continue malgré la peur »

Militante en Belgique, où elle est arrivée il y a trois ans, la jeune femme se dit fière d’un mouvement qu’elle voit comme intersectionnel, où toutes les minorités doivent pouvoir s’exprimer. Et elle en est persuadée : un jour, elle reverra Téhéran libre. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste au pôle international Temps de lecture: 4 min

Témoignage

La mort de Mahsa Jina Amini a changé sa vie. Quand elle vivait à Téhéran, jamais elle n’aurait imaginé descendre dans les rues, hurler, lever le poing. Mais cette jeune Iranienne, arrivée il y a trois en Belgique, a passé la barrière du militantisme avec la mort de la jeune Iranienne kurde, tuée pour un port du voile jugé inapproprié. Pourtant, « je me suis toujours dit féministe. Et nous parlions beaucoup de tout ça dans l’espace privé, du hijab obligatoire, etc. Mais je ne me considérais pas du tout comme activiste » quand elle vivait en Iran. Face à l’image du corps de l’étudiante de 22 ans, Mahsa (prénom d’emprunt) ne s’est pas immédiatement dit que cette mort tristement banale allait embraser son pays. Mais quand ses compatriotes se sont mises à hurler « femme, vie, liberté » dans les rues de son quartier, elle n’a pas pu résister. Elle a battu le pavé, dans son pays d’accueil cette fois.

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