Décès de Fernando Botero, l’artiste de la générosité
Je pense souvent à la mort et cela m’attriste de quitter ce monde et de ne plus pouvoir travailler parce que je prends beaucoup de plaisir à mon travail », avait confié le maestro à l’AFP lors d’un entretien à l’occasion de ses 80 ans en 2012.
Né le 19 avril 1932 à Medellin (nord-ouest), deuxième ville de Colombie enclavée dans les Andes, ce fils d’un représentant de commerce s’initie très tôt à l’art. A l’âge de 15 ans, Fernando Botero vendait déjà ses dessins de tauromachie aux portes des arènes de Bogota.
« Quand j’ai débuté, c’était un métier exotique en Colombie, qui n’était pas bien vu et n’offrait aucun avenir. Lorsque j’ai dit à ma famille que je comptais me dédier à la peinture, ils m’ont répondu : “Bon d’accord, mais nous ne pouvons pas t’aider” », racontait l’artiste colombien le plus coté au monde.
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