La contre-sanction du Kremlin : la nationalisation des actifs occidentaux en Russie
Face aux sanctions occidentales, c’est le leitmotiv des autorités russes : « Il n’y a plus de règles… » Traduction : Moscou peut faire ce qu’il veut. Ainsi, après la saisie d’actifs russes en Europe dans le cadre des mesures européennes contre l’Etat et des oligarques, le Kremlin a fait comprendre qu’il a les mains libres pour, à son tour, faire ce qu’il désire avec les actifs occidentaux en Russie. Cet été, il est passé à l’acte. Avec Danone, en victime collatérale. Alors que le groupe laitier français (tout comme le brasseur danois Carlsberg) discutait avec des repreneurs, les autorités ont d’abord publié de nouvelles règles, de plus en plus dures pour le départ d’entreprises occidentales. Puis le Kremlin de Vladimir Poutine a coupé court à toutes discussions : par décret, le président a soudainement décidé de transférer à l’agence fédérale de gestion immobilière la plupart des actifs russes de Danone et de Carlsberg. De facto, c’est une prise de contrôle par l’Etat russe.
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