Une rentrée chaotique en perspective chez Audi Brussels

C’est avec un cartable lourd de préoccupations sur l’avenir mais également rempli de colère que les travailleurs et travailleuses d’Audi reprendront le chemin du travail à partir de ce mercredi. L’annonce de la direction, la veille, qu’aucun modèle de véhicule ne sera attribué à Audi Brussels par Volkswagen plane sur cette rentrée. Une telle issue pourrait sonner le glas de l’usine à terme si aucune alternative n’était trouvée.
La rentrée se fera progressivement. Mercredi, ce sera d’abord au tour des ouvriers de la division carrosserie (tôlerie) et des employés de l’usine automobile Audi, soit environ 700 personnes, de retrouver le site forestois, a indiqué à l’agence Belga Peter D’hoore, le porte-parole de l’entreprise bruxelloise. Le lendemain, la rentrée concernera les travailleurs de la division peinture.
Enfin, vendredi, l’ensemble du personnel, soit plus ou moins 3.000 personnes, devraient rejoindre le boulevard de la Deuxième armée britannique.
« La reproduction se fera en plusieurs phases car il faut reconstituer les stocks, qui avaient été vidés avant les congés. On redémarrera d’abord les divisions tôlerie et peinture. Ce n’est que vendredi que des véhicules pourront de nouveau être assemblés »’, précise le porte-parole d’Audi.
Ce plan de redémarrage prévu par la direction risque cependant fort d’être compromis par la colère qui gronde chez les travailleurs. L’annonce de l’absence de nouvelle attribution de modèle, mardi, a jeté en effet un froid sur les espoirs d’un avenir pour l’usine bruxelloise.
Les syndicats s’attendent à de vives réactions et n’excluent pas des mouvements de grogne spontanés. « Je n’y crois pas, les ouvriers n’accepteront pas de reprendre dans ces conditions-là », a estimé Pascal Debrulle, délégué FGTB. Du côté des sous-traitants, également impactés par la situation et censés aussi reprendre le travail dès ce mercredi après une période de chômage économique, la colère gronde. « La grogne risque d’être encore plus forte chez eux », prévient le délégué syndical CNE Ludovic Pineur.
Quoi qu’il en soit, la production sera allégée. Seuls 7.000 SUV Q8 e-tron devraient sortir des chaînes de montage d’ici la fin de l’année. La direction prévoit de fonctionner avec deux équipes seulement, à une cadence de quinze voitures par heure.
Le 9 juillet dernier, juste avant la fermeture collective de l’entreprise pour plusieurs semaines, la direction d’Audi avait annoncé son intention de procéder à une restructuration de son usine bruxelloise, mettant en péril près de 3.000 emplois.
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir2 Commentaires
Le Dieselgate a montré que l'escroquerie est la valeur principale du groupe. Normal que les travailleurs de celui-ci n'aient aucune confiance.
Raspe, les salariés intelligents ont quitté cette usine depuis longtemps.