Simon Piel, auteur de «L’Empire»: « On a été dépassés par l’emprise criminelle du narcotrafic sur le milieu du rap »
Le rap est la musique la plus populaire de notre époque. A coups de punchlines, nombre d’artistes du genre s’imaginent en gangsters des quartiers nord de Marseille. « Le poison tourne en ville, mieux vaut être un loup qu’être une victime. » SCH, Jul, Ninho, Gims… Tandis qu’ils remplissent des stades, une enquête journalistique dévoile les liens troubles qui existent réellement entre les milieux du hip-hop et du narcotrafic. Des liaisons dans lesquelles les rappeurs sont tout autant loups que victimes d’un narcobanditisme chaque jour un peu plus violent. Entretien avec Simon Piel, un des auteurs de L’Empire.
Vu le contexte marseillais, avez-vous reçu des menaces depuis la publication du livre ?
Pas à ce stade. Pour l’instant, on a reçu quelques messages de gens qui n’étaient pas d’accord avec notre manière de présenter les choses, mais aucune menace directe.
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