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Annvor Seim Vestrheim : « Dans la logique incel, les femmes, en fait, ne sont pas des êtres humains »

La chercheuse norvégienne Annvor Seim Vestrheim publie « Les Incels, du clic à l’attentat », une enquête sur les codes, le fatalisme et la violence misogyne d’une mouvance masculiniste à l’origine de plusieurs tueries de masse. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste au pôle Idées Temps de lecture: 4 min

Annvor Seim Vestrheim avait le même âge que les participants du camp d’été des jeunes du Parti travailliste norvégien massacrés par le néonazi et misogyne Anders Behring Breivik, en 2011, sur l’île d’Utoya. « La Norvège, c’est un petit pays. On connaît tous au moins quelqu’un qui est lié à une des victimes. » Lorsqu’elle arrive à Montréal, à l’été 2018, pour travailler sur les mouvements masculinistes, le pays est encore sous le choc de l’attentat à la voiture bélier de Toronto, au cours duquel un jeune « incel » a tué dix personnes. Elle oriente dès lors ses recherches sur ce mouvement de jeunes célibataires frustrés, fascinés par les tueurs de masse et baignés dans la haine des femmes. La Norvégienne, parfaitement francophone, publie Les Incels, du clic à l’attentat, qui rend compte de ses recherches sur le principal forum de ce mouvement masculiniste.

Qu’est-ce qu’un incel ?

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