Les Racines élémentaires de Jérémie Renier : « La violence de la perte de Gaspard Ulliel m’a imposé un arrêt brutal »
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C’était il y a trente ans, presque jour pour jour. Jérémie Renier entrait dans le cinéma à fond de balle, juché sur une mobylette, cheveux blonds au vent, sans casque, souvent la clope au bec. Il n’avait que quatorze, quinze ans, et le formidable film, La Promesse, était signé des frères Dardenne.
Depuis, à l’instar de Jean-Pierre Léaud dans le cinéma français, il a traversé nos vies sur grand écran. On l’a vu grandir. Il a aujourd’hui 45 ans. Il se relève d’une crise existentielle extrêmement profonde. Au lendemain de la mort accidentelle de son meilleur ami, Gaspard Ulliel, Jérémie part au bout du monde, dans la blancheur belle et redoutable de l’Arctique, pour tenter d’y renaître. Un film poignant, D’un monde à l’autre, témoigne de ce moment spécial, qui constitue, pense-t-il, un vrai tournant dans sa vie.
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