Witkoff dit avoir apporté à Poutine « des idées » pour un « accord de paix » en Ukraine

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, a déclaré mercredi avoir apporté au président russe Vladimir Poutine « des idées » pour un « accord de paix » en Ukraine, au début de leur rencontre à Saint-Pétersbourg.
« Nous avons apporté quelques documents, ce sont en fait quelques idées, une sorte d’accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, et vous pourrez les lire à votre convenance », a-t-il déclaré, lors de propos liminaires transmis à la télévision publique russe.
Steve Witkoff, qui a rencontré la veille à Oslo le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué être venu en Russie avec l’espoir de discuter d’une reprise de discussions trilatérales. Il a ajouté que le seul fait d’évoquer « ce que pourrait être la prochaine étape » sera déjà « important ».
Diesel russe
L’émissaire américain a également estimé que la coopération économique entre Moscou et Washington « illustre les possibilités qui s’offrent à nous pour l’avenir », sans plus de détails.
Un peu plus tôt, le vice-ministre russe en charge de l’Energie, Alexandre Novak, a annoncé, cité par les agences russes, le départ jeudi du premier pétrolier transportant du diesel russe vers les Etats-Unis.
Donald Trump avait annoncé début octobre un accord entre Washington et Moscou pour la livraison de diesel russe au marché américain, levant ainsi des sanctions contre la Russie et s’attirant de vives critiques de Kiev et ses alliés.
Cette mesure a été perçue comme un moyen d’essayer de faire baisser les prix du carburant pour les consommateurs américains avant les législatives de mi-mandat, le 3 novembre.
La rencontre consacrée au conflit en Ukraine entre Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff s’est achevée mercredi à Saint-Pétersbourg et a duré près de trois heures, a indiqué le Kremlin cité par les agences de presse russes. « La rencontre s’est terminée », a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, cité par l’agence TASS.
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir1 Commentaire
Et la vaste comédie se poursuit...Entre non pas des diplomates qui sont totalement absents du débat depuis l'origine mais entre investisseurs financiers venus parler des projets divers et variés en Russie qui constitueraient le bel appât servi à Trump pour obtenir de sa part qu'il force Zelensky à passer sous les fourches caudines. Ce ne serait que de la "real politik" selon un commentateur qui a bien appris sa leçon en matière d'éléments de langage précuisinés. La real politik imagine difficilement Roosevelt et A.H.en 42 devenus partenaires en pleine négociations pour forcer Churchill à capituler et remettre les clefs du Royaume Uni à son ennemi, et ce moyennant des promesses financières à Roosevelt. C'est que les Roosevelt, Churchill et De Gaulle étaient à mille lieues de commettre ces crimes de forfaiture et d'intelligence avec une puissance étrangère.