Le futur centre LS² pour la maintenance des véhicules de l'armée sort de terre à Rocourt
"La tactique permet de remporter des combats, mais c'est la logistique qui permet de gagner la guerre", a affirmé M. Francken face à un parterre de représentants industriels, militaires et politiques locaux, réunis au sein du Centre de Compétence du Matériel Roulant et Armement (CCRA) de Rocourt à l'occasion de la cérémonie. "La force d'une armée dépend de sa capacité à maintenir son matériel opérationnel. Avec LS², la Défense et notre industrie réunissent leurs forces pour garantir cette capacité à long terme", a ajouté le ministre, qui a ensuite participé à une visite du chantier.
"La maintenance et la logistique ne se voient pas. Pourtant, sans la maintenance, il n'y a pas de disponibilité. Et sans la disponibilité, il n'y a pas de force militaire. LS² sera cette face cachée de la performance opérationnelle", s'est de son côté félicité le CEO de LS², Thibault Lambrechts.
Signé pour une durée de vingt ans, assortie d'une possibilité de prolongation de dix années supplémentaires, le contrat LS², d'une valeur de près de 800 millions d'euros, figure parmi "les collaborations de long terme les plus importantes" entre l'industrie belge et la Défense, selon cette dernière. Au total, près de 200 personnes devraient être engagées par la coentreprise, dont des techniciens et des mécaniciens spécialisés.
Dans ce cadre, le futur complexe de haute technologie de Rocourt devrait entrer en fonction d'ici l'été 2028. Ce dernier permettra d'assurer la maintenance, la réparation et la modernisation de l'ensemble des véhicules de combat de la Force terrestre, de même que leurs systèmes d'information, de communication et d'armement, selon le principe "One-Stop-Shop". Ainsi, lorsqu'un véhicule entrera en maintenance, l'ensemble de ses équipements feront l'objet d'une révision complète, afin de réduire au minimum les périodes d'indisponibilité.
D'une superficie totale de près de 20.000 m2, le nouveau centre comprendra plusieurs bâtiments, dont un hall de 9.000 m2 doté de 40 loges de maintenance. Des équipes mobiles de LS² se déplaceront par ailleurs dans différentes bases de la Force terrestre, à Marche-en-Famenne, Bourg-Léopold et Heverlee notamment.
En tant qu'actionnaires de la coentreprise, John Cockerill Defense apportera son expertise dans le domaine des véhicules et de l'armement lourd, FN Herstal dans les systèmes d'armes intégrés, et Thales Belgium dans les systèmes d'information et de communication. Pour la conception et la construction de ces nouvelles infrastructures, LS² collabore avec T², un consortium composé de Jan De Nul, Cegelec et Vinci.
A travers ce projet, l'objectif est notamment de faire face au besoin accru de maintenance lié à l'arrivée de nouveaux véhicules dans le cadre du projet de Capacité Motorisée (CaMo), conclu il y a plusieurs années entre la France et la Belgique.
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