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Visa pour la Flandre : La drôle de danse entre la N-VA et le Roi dévoilée par un journaliste flamand

Dans son dernier livre, Wouter Verschelden s’intéresse aux relations entre le Palais et le Seize. Il permet de comprendre comment le Roi et la N-VA ont fini par s’apprivoiser, au fil des années. Au diable le colloque singulier… Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste au pôle Pouvoirs Temps de lecture: 4 min

Mon premier est républicain, nationaliste flamand, et a déclaré un jour qu’il préférerait mourir comme Néerlandais du sud que comme Belge. Mon second est l’incarnation de la monarchie, figure du Royaume à l’étranger, et sa famille règne sur la Belgique depuis 1831. Pourtant, ces deux hommes, le Premier ministre Bart De Wever et le roi Philippe, ne se détestent pas. Au contraire, ils semblent même s’apprécier, ou du moins se considérer comme des alliés de circonstance, utiles l’un à l’autre malgré leurs différences.

Il y a quelque chose de baroque à voir le plus grand visage de cette N-VA flamingante républicaine s’accommoder du rôle du Roi dans notre pays, l’accepter, voire le louer – « nous avons un bon Roi » jugera publiquement Bart De Wever – peu de temps après son accession au Seize. Et il n’est pas moins étonnant de voir que par rapport à son père Albert II, Philippe ne tente pas d’évincer la N-VA du pouvoir, et lui reconnaît pleinement son droit de diriger le pays.

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