Rue Léopold à Liège: pas de récusation des experts

Six ans après le drame, la chambre des mises en accusation a tranché.

Journaliste au service Enquêtes Temps de lecture: 2 min

Le 27 janvier 2010, une fuite de gaz provoquait l’explosion d’un immeuble de la rue Léopold, à Liège, occasionnant la mort de 14 personnes. A qui la faute ? L’achèvement de l’instruction a longtemps été contrarié par la demande de récusation du collège d’experts, introduite par un employé de la Ville de Liège. Mais la chambre des mises en accusation vient de trancher : il n’y a pas lieu, a-t-elle décidé, de révoquer les trois experts qui avaient été désignés peu après l’explosion, l’instruction peut officiellement être clôturée et le parquet va pouvoir dresser son réquisitoire, préalable indispensable à un éventuel procès. L’employé du service communal de sécurité et de salubrité publique, pointé du doigt par le rapport d’expertise, avait en effet fait valoir un conflit d’intérêts dans le chef des experts, soulignant que l’un d’eux avait précédemment travaillé pour la Ville de Liège et que cette collaboration s’était mal terminée. La chambre des mises en accusation a donc clos cette procédure qui dure depuis plus de deux ans, rappelant pour l’essentiel que si la jurisprudence autorise bien que des experts soient récusés, il faut que cette récusation soit sollicitée avant que les experts aient terminé leur mission. Or dans ce cas, les trois experts désignés ont rendu leur rapport il y a longtemps, l’instruction s’est d’ailleurs achevée en décembre dernier. « Cet arrêt rencontre les souhaits de mes clients, une étape va enfin être franchie, le dossier va pouvoir avancer », commente Me Spadazzi, avocate des parents de deux des victimes.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
La Une Le fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une