Les réactions, d’Elio Di Rupo à Charles Michel

Le Premier ministre et le président du PS ont donné leur point de vue.

Temps de lecture: 3 min

Elio Di Rupo au Soir : les dirigeants européens « doivent cesser de menacer la Grèce de sortir de l’euro »

Depuis New-York, Elio Di Rupo, le président du PS, n’était pas surpris dimanche: « Non, je ne suis par étonné. Ce résultat est l’expression d’une souffrance réelle du peuple grec. Il révèle aussi l’échec d’une méthode: les recettes imposées à la Grèce depuis plus de cinq ans ne fonctionnent pas. Que l’Europe et le FMI poursuivent dans cette voie est incompréhensible. Il faut maintenant que les dirigeants européens tiennent compte de ce cri démocratique, de ce cri de désespoir.» Pour le chef de file de l’opposition francophone, les dirigeants européens « doivent cesser de menacer la Grèce de sortir de l’euro. C’est jouer les apprenti-sorciers.»

Charles Michel : « Probablement un mauvais coup pour l’avenir de l’Europe »

« J’exprime mon respect pour les résultats du référendum grec, mais je note qu’il y a en même temps 18 autres démocraties dans la zone euro », indique Charles Michel.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a réussi ce qui est « un coup politique en Grèce » mais « probablement un mauvais coup pour l’avenir de l’Europe », a commenté dimanche soir M. Michel.

« Il appartient au gouvernement grec et à Alexis Tsipras de mettre enfin leurs cartes sur la table », souligne le Premier ministre. « La balle est dans son camp, il devra venir avec des propositions concrètes pour redresser la situation économique et sociale en Grèce et indiquer aussi comment il entrevoit » les relations entre la Grèce et les autres pays de la zone euro.

Le Premier ministre a fait une demande formelle au président du Conseil européen Donald Tusk pour organiser au plus vite un sommet de la zone euro, qui devra être précédé d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Pour Johan Van Overtveldt, un « Grexit » dépendra du gouvernement grec

La réalisation d’un «Grexit», une sortie de la Grèce de la zone euro, dépendra des propositions que présentera le gouvernement grec, a indiqué dimanche soir le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt.

«Dans le courant des prochains jours et semaines, il faudra voir comme le gouvernement grec se profile dans les négociations », souligne M. Van Overtveldt. « Pour les ministres des Finances de la zone euro, il reste très important que le gouvernement grec garde à l’esprit que le pays a besoin d’une série de réformes pour remettre l’économie sur les rails. Ces réformes peuvent offrir à la population les perspectives qu’elle mérite. Les prochaines négociations doivent porter sur cela et ne peuvent en aucun cas mettre en danger l’avenir de l’union monétaire. »

Peter Mertens : « un espoir pour les peuples qui veulent une alternative »

« C’est un signal énorme pour changer la politique actuelle dans toute l’Europe, un espoir pour les peuples qui veulent une alternative de l’Espagne à la Belgique, en passant par l’Irlande », a commenté le président du PTB Peter Mertens. « C’est une défaite politique des dirigeants actuels européens qui ont mis le revolver financier sur la tempe des Grecs pour qu’ils désavouent Syriza afin qu’il soit clair qu’aucune alternative à l’austérité ne sera tolérée en Europe. »

 

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