Matraques contre migrants sur l’île de Kos (photos)

Des photojournalistes livrent des clichés intenses de migrants Syriens face à la police grecque ce mardi sur l’île de Kos.

Temps de lecture: 2 min

Des policiers ont frappé mardi à coup de matraques des migrants pour contenir une bousculade sur l’île grecque de Kos, débordée par l’afflux de réfugiés, selon un photographe de l’AFP.

Ce nouvel incident, qui fait craindre au maire de la ville que la situation « ne dégénère  », intervient un jour après qu’un policier de Kos a été suspendu pour avoir giflé un autre migrant.

Des centaines de personnes, majoritairement des Afghans et des Syriens venus par la Turquie toute proche, ont été transférées mardi vers un stade de football local, selon le photographe, après avoir campé le long des routes et des plages depuis des semaines.

Une source policière à Athènes a indiqué que des « tensions » s’étaient produites lorsque les migrants avaient voulu entrer dans le poste de police pour effectuer leur procédure d’enregistrement administratif, alors que les policiers souhaitaient que les démarches soient faites dans le stade. Cette source n’a pas confirmé l’utilisation de matraques.

Outre deux policiers ayant recours aux matraques, le photographe a vu deux autres agents vider sur l’attroupement le contenu d’extincteurs alors que les migrants essayaient de se faufiler par la porte du stade. Plusieurs femmes et des enfants faisaient partie de la foule.

Lundi, un policier de l’île a été suspendu après avoir été filmé giflant un migrant qui s’approchait plus près que toléré du poste de police local, alors qu’il cherchait à obtenir des documents lui permettant d’aller à Athènes.

Le maire de Kos, Giorgos Kiritsis, cité par l’agence de presse grecque Ana, a tiré mardi le signal d’alarme, affirmant sur cette île très touristique, qui compte environ 30.000 habitants, « le sang risque de couler et la situation risque de dégénérer ». Selon lui, quelque 7.000 migrants se trouvent à Kos en attente de rejoindre Athènes, où leur accueil est également problématique, avant de continuer vers le reste de l’Europe.

 

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