Ce premier roman fait plus de bruit que jamais les bourreaux n'en ont produit depuis la nuit des temps. Le but de Jonathan Littell est atteint : déchirer le silence des bourreaux, en faisant parler l'un d'eux, Max Aue, un SS. Un personnage de fiction dans un univers d'un réalisme insoutenable, celui, historique, de cette folie meurtrière qui a frappé l'Allemagne nazie. Max raconte son parcours. Depuis cette nuit où il adhère à la SS, alternative obligée à la menace d'une condamnation pour homosexualité (« Et c'est ainsi, le cul encore plein de sperme, que je me résolus à entrer auSicherheitsdienst »), à ce moment où il se met à écrire, dans le nord de la France, où il est devenu directeur d'une usine de dentelles après avoir réussi à échapper à la vindicte des vainqueurs (« Quand tout fut enfin fini, j'ai réussi à venir en France, à me faire passer pour un Français ; ce n'était pas trop difficile, vu le chaos à l'époque »).
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