Ubériser, ubérisation : des mots qui font tache...
Des mots qui répandent la terreur, mots que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre... (d’après Jean de La Fontaine).
Le nom ubérisation a été un des mots vedettes de l’année 2015, largement diffusé par les médias qui répercutaient la colère des taxis bruxellois (et autres) menacés d’ubérisation. Ce dérivé du verbe ubériser désigne la mise à disposition de services payants sur des plates-formes en ligne, en vue de réduire les intermédiaires et les coûts afférents.
Ces mots se sont progressivement émancipés du domaine d’activité de l’entreprise californienne Uber qui leur a donné naissance : le transport urbain. Ils s’appliquent maintenant à d’autres types de services : garde d’enfants, hôtellerie, repas, etc. La rapidité de leur propagation est à l’image du nouveau paradigme économique qu’ils désignent : aucun tunnel ne peut les ralentir...
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