La Cour Suprême américaine fait voler en éclats le droit à l’IVG

Mai-juin. Un séisme pour le droit des Américaines à disposer de leur corps. Début mai, le média Politico lâche une petite bombe : se basant sur une fuite de documents exceptionnelle, le média américain révèle alors que la Cour suprême a voté en faveur de l’annulation de la décision historique « Roe versus Wade ». Un premier projet rédigé par le juge conservateur Samuel Alito et adopté par une majorité de ses collègues. Très vite, les manifestantes convergent devant la Cour suprême. Certaines ont revêtu le costume de La Servante écarlate, longue robe rouge et coiffe blanche. Une référence à l’adaptation en série du roman dystopique de l’autrice Margaret Atwood qui dépeint une société violemment misogyne où l’avortement est interdit. Fin juin, les craintes sont confirmées : la Cour suprême met fin à l’arrêt de 1973, qui garantissait le droit à l’avortement pour toutes les femmes aux Etats-Unis. Chaque Etat est désormais libre d’autoriser ou non l’IVG. Dans la foulée, treize Etats, parmi lesquels le Texas ou la Louisiane, décident de l’interdire. A terme, on estime que le droit à l’avortement est menacé dans la moitié des cinquante Etats.
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