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Bracelet électronique pour Antonio Panzeri, le «repenti»

L’Italien de 67 ans bénéficie d’une détention à domicile sous le régime du bracelet électronique, comme le prévoyait son accord de « repenti ».

Temps de lecture: 3 min

La chambre du conseil a validé ce jeudi la poursuite de la détention de Pier Antonio Panzeri, le cerveau en aveux du « Qatargate », sous le régime du bracelet électronique. L’Italien devrait sortir de prison dans les prochains jours, a confirmé au  Soir un de ses avocats, Me Kennes. En détention depuis près de quatre mois, bénéficiaire d’un memorandum de repenti conclu à la mi-janvier avec le parquet fédéral – accord qui lui garantit une peine de cinq ans de prison avec sursis pour la partie excédant un an de détention –, l’ancien eurodéputé italien retrouvera bientôt son appartement bruxellois. Dont il ne pourra sortir que pour des raisons exceptionnelles – par exemple médicales – et pour répondre à de nouvelles convocations des policiers de l’Office central pour la répression de la Corruption (OCRC). Depuis qu’il est officiellement reconnu comme repenti, un statut qui le contraint à livrer des informations complètes et sincères sur les crimes ou délits commis par lui et ses complices, M. Panzeri a été auditionné à trois reprises.

Eva Kaili et Marc Tarabella toujours détenus

Le 9 décembre 2022, les enquêteurs de la police judiciaire fédérale avaient interpellé M. Panzeri et avaient découvert dans son appartement schaerbeekois plus de 600.000 euros en liquide. Le fruit, avouera-t-il rapidement, de la corruption de trois Etats extérieurs à l’Union européenne : le Maroc, le Qatar et la Mauritanie.

Dans cette affaire au retentissement international, deux personnes restent en prison  : l’ex-vice présidente du Parlement européen Eva Kaili, à Haren, et l’eurodéputé belge Marc Tarabella, à Marche-en-Famenne. Francesco Giorgi, le compagnon de Mme Kaili et ex-assistant de M. Panzeri, a bénéficié d’un placement sous bracelet électronique fin février. Quant à l’eurodéputé italien Andrea Cozzolino, il est assigné à résidence à Naples en attendant qu’un tribunal statue prochainement sur son éventuelle remise aux autorités belges.

Marc Tarabella demandeur d’une confrontation

Lors d’une audition menée en février dans les locaux de la police judiciaire fédérale, Antonio Panzeri avait affirmé de manière détaillée avoir remis entre 120.000 et 140.000 entre juin 2019 et juin 2022 à l’eurodéputé belge Marc Tarabella : des accusations que celui-ci, par la voix de son avocat, a toujours fermement démenties. Interrogé par nos confrères de la RTBF puis par Le Soir, Me Kennes affirme que son client ne s’opposerait pas à une confrontation avec Marc Tarabella. Une rencontre que le conseil de ce dernier, Me Töller – injoignable ce jeudi – avait lui-même sollicitée auprès du juge d’instruction Michel Claise à la mi-février. « Marc Tarabella est bien sûr tout à fait disposé à répondre à cette nouvelle version des aveux du pseudo-repenti Panzeri », avait alors réagi Me Töller. « Il n’a jamais reçu d’argent ou de cadeaux en échange du partage de ses opinions. »

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