Ce que l’on sait sur la prise d’otage dans une église en France
Le prêtre égorgé
Les preneurs d’otage se sont introduits dans l’église pendant une cérémonie en milieu de matinée. Une religieuse est parvenue à sortir de l’église pour alerter la police qui a pu intervenir rapidement. La BRI de Rouen est rapidement intervenue et a encerclé l’église pour établir un périmètre de sécurité.
« Les deux auteurs sont sortis sur le parvis et ont été abattus par la BRI. Ils auraient égorgé le prêtre », a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur. « L’intervention rapide de la BRI de Rouen a permis de libérer 3 otages sains et saufs », a-t-il ajouté.
Les réactions politiques
Le Premier ministre français a réagit sur le réseau social Twitter, alors que le président français François Hollande et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve se rendaient sur place : « Horreur face à l’attaque barbare d’une église de Seine-Maritime. La France entière et tous les catholiques sont meurtris. Nous ferons bloc. »
Le pape François s’associe «à la douleur et à l’horreur» et «condamne de la manière la plus radicale» l’attaque dans une église en France, selon un communiqué du Vatican qui évoque «un meurtre barbare».
En Belgique, le Premier ministre Charles Michel a aussi réagi sur Twitter, «
De nouveau l’horreur. Pensées pour les victimes et leurs proches, et solidarité totale avec la France
Une menace qui planait depuis plus d’un an
Cette prise d’otages dans un édifice religieux est survenue près de deux semaines après l’attentat à Nice du 14 juillet, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), qui a fait 84 morts et plus de 350 blessés.
La menace d’une attaque contre un lieu de culte chrétien planait depuis plus d’un an en France, notamment depuis l’échec d’un projet d’attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif, en banlieue parisienne.
Le groupe Etat islamique, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, a menacé régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.
L’EI a appelé en outre à frapper les « mécréants » partout où cela est possible et le groupe cherche à s’exporter en Europe grâce aux djihadistes qui reviennent de Syrie avec pour mandat de mener des opérations sur le sol européen. Mais des attaques ont aussi été perpétrées par des hommes radicalisés ne s’étant jamais rendus en Syrie, comme l’auteur de la tuerie de Nice.






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