Nucléaire: la ministre Marghem devra s’expliquer jeudi devant le Parlement

Majorité et opposition ont accepté que la ministre de l’Energie, accusée de « mensonges » et de « plagiat », soit entendue dans une séance de commission spéciale.

Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

Mercredi midi, les chefs de groupe des différents partis du paysage belge se réunissaient en conférence des présidents. Au menu : l’affaire Marghem, accusée de « mensonges » et de « plagiat » par l’opposition sur le dossier électrique de la prolongation du nucléaire (Doel 1 et 2).

Un accord en deux points s’est dégagé assez rapidement. Primo, la ministre sera entendue en urgence jeudi matin, en commission Economie. Elle devra répondre à toutes les questions des députés. Secundo, Marie-Christine Marghem (MR) communiquera un amendement non déposé et l’avis du Conseil d’Etat s’y référant.

Un avis juridique dissimulé

Pour rappel, un avis juridique commandé par la ministre (et dont elle n’a jamais fait mention) lui conseillait d’améliorer son projet de loi en y ajoutant une portée rétroactive, ce qu’elle n’a pas fait. Mais la ministre de l’Energie prétend avoir testé cette proposition devant le Conseil d’Etat via un amendement potentiel. Un amendement que la Haute juridiction aurait « descendu en flèche », selon les dires de la ministre dans Le Soir de mercredi. Après avoir refusé, mardi, de transmettre ces documents à l’ensemble des députés, la ministre et sa majorité ont fait marche arrière ce mercredi. L’amendement potentiel et l’avis du Conseil d’Etat seront donc diffusés.

>>> A lire : « Le beurre, l’argent du beurre et ma moelle épinière », c’en est trop pour Marghem (abonnés)

Le MR encourage sa ministre à plus de spontanéité

Existe-t-il des tensions au sein de la majorité autour du comportement de la ministre ? « Aucune », nous glisse un membre de la majorité. Les députés de l’opposition n’ont pas tout à fait le même regard. « Ils étaient tous très mal à l’aise et ont fait profil bas », entend-on d’un côté. « Les partis néerlandophones commencent à être exaspérés », commente un autre.

Mais, à ce jour, on ne compte que deux réactions officielles. Le président du MR, Olivier Chastel, a regretté ce mercredi matin au micro de Bertrand Henne (La Première) que la ministre n’ait pas été plus « spontanée » pour délivrer les documents en sa possession. La députée CD&V Leen Dierick s’est, elle, fendue d’un tweet plutôt musclé, ponctué d’un « que cela ne se reproduise plus ».

 

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