«Ni un crime, ni un délit»: Trump rejette l’enquête judiciaire

Donald Trump a balayé samedi d’un revers de main son éventuelle inculpation, profitant de son premier meeting de campagne présidentielle pour l’élection de 2024 pour s’en prendre à ses adversaires politiques.
« Le procureur de New York, sous les auspices et la direction du “ministère de l’injustice” à Washington DC, enquêtait sur moi pour quelque chose qui n’est ni un crime, ni un délit », a-t-il déclaré à ses partisans à Waco, au Texas, théâtre il y a 30 ans d’un assaut meurtrier contre une secte opposée au pouvoir fédéral. La justice cherche à déterminer si MTrump s’est rendu coupable de fausses déclarations, une infraction, ou de manquement aux lois sur le financement électoral, un délit pénal, en ayant versé de l’argent à une actrice de films pornographiques.
L’équipe de campagne de Donald Trump n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP quant au choix de Waco pour le meeting.
L’ancien président, également sous la menace d’enquêtes sur ses pressions électorales en Géorgie en 2020 et la gestion d’archives classifiées de la Maison Blanche, se pose régulièrement en victime d’un mystérieux « Etat de l’ombre ». La spectaculaire perquisition du FBI dans sa résidence en Floride ? « Un abus de pouvoir choquant ». Les deux infamantes procédures de destitution au Congrès dont il a fait l’objet ? « Une chasse aux sorcières ».
En retrouvant sa base en meeting à Waco, Donald Trump renoue par ailleurs avec un exercice qu’il affectionne. Les scènes de l’ancien président, en train d’esquisser des petits pas de danse, ou de lancer ses célèbres casquettes rouges à la foule sont désormais cultes parmi ses adeptes.
De nombreux stands vendent toute la panoplie de la marque Trump, des casquettes « Trump 2024 » et « Trump Girl » à une chemisette blanche au slogan : « Dieu, les armes, Trump à Waco, Texas ». Une pancarte assure que « les démocrates sont des communistes ».
Ce meeting offre surtout au républicain l’opportunité de donner un nouveau souffle à sa campagne, qui ne jouit pour l’instant pas de la dynamique espérée même si la plupart des sondages le donnent gagnant d’une primaire.










© Rossel & Cie - 2023
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@ Jean-Luc : je trouve que ce qu’il se passe actuellement, dans les manifestations et les grèves en sont un bon exemple ! Et le fait que tu ne le voie pas participe au phénomène ! C’est exactement la même chose : certains ont écouté les partis extrémistes et ont fini par les croire : en vrac, Macron pas légitime, 49.3 pas démocratique, etc … Il n’y aurait plus que la rue qui compterait, alors qu’elle n’a jamais fait partie de l’échiquier politique ! Trump trouve qu’il n’y a pas de délit, les français pensent qu’à 62 ans on est usé (bien que l’espérance de vie soit au delà de 80) ! L’opinion du comptoir de bar est passée en rue et sur les réseaux sociaux.
On pourrait se dire : "bah, les Etats-Unis sont loins de l'Europe et ces Américains sont fous." Sauf que tout ce qui se passe là-bas fini par se passer aussi chez nous et à vrai dire cela a déjà commencé, avec des attaques de plus en plus sérieuses contre la Démocratie et l'Etat de Droit un peu partout en Europe. Trump n'est pas qu'une aberration temporaire spécifiquement américaine, il est le paradigme d'une société et d'un monde moderne qui va très mal dans sa tête et dans son coeur.
"...des attaques de plus en plus sérieuses contre la Démocratie et l'Etat de Droit un peu partout en Europe. " --- Vous auriez quelques exemples de ces attaques ?
On vous fait aussi travailler le dimanche ?