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Trouver un job dans la santé : que veulent vraiment les candidats ?

Face à la pénurie récurrente de personnel soignant, Actiris et la Cité des Métiers ont organisé en mai une journée de sensibilisation à ces emplois. Parmi les 400 inscrits, nous avons rencontré Michel, Gustavo et Yasmina pour comprendre leurs motivations.
Temps de lecture: 3 min

Quelques stands dans la « tour Astro » d’Actiris, des infirmières qui parlent de leur métier pour attirer des candidats, des séances d’infos, des écoles ou encore des associations… Tout était fait pour mettre à l’honneur les métiers de la santé ce mercredi 13 mai à Bruxelles. Parmi les 400 inscrits à l’événement, nous avons discuté avec Michel, Gustavo et Yasmina*. Tous les trois cherchent un emploi dans le secteur médical et paramédical, mais ils n’ont pas forcément les mêmes attentes…

Yasmina, 51 ans, une aide-soignante souhaitant se réinsérer

« Je suis aide-soignante et puéricultrice, mais j’aimerais me réorienter car j’ai eu des problèmes de santé. Je ne peux plus travailler comme infirmière auprès des patients, j’ai trop mal au dos. J’ai une expérience de plusieurs années en tant qu’aide-soignante quand j’étais plus jeune, mais j’ai arrêté pendant un certain temps pour m’occuper de mes parents et de mes enfants. Mes parents sont décédés et mes enfants ont grandi. Je veux aujourd’hui me réinsérer dans la société, mais je me suis rendu compte que je n’ai plus la santé pour reprendre mon poste. Être assistante en logistique, c’est un travail un peu plus léger du point de vue physique tout en restant proche des patients. J’espère trouver un job aujourd’hui ».

Michel, 55 ans, un ancien cuisinier qui veut rendre la pareille

« J’étais cuisinier à la Commission européenne et après un petit problème médical, où je suis resté dix mois à l’hôpital, je n’ai pas retrouvé mon emploi. J’essaie de retrouver du boulot et cela fait deux mois que je me pose des questions, je ne sais pas si c’est une question d’âge, on m’a assuré que non. Je postule tous les jours, partout et je n’ai pas de réponse. Je suis ici, car je sais qu’il y a une pénurie d’aides-soignants et une formation d’un an pour le devenir. J’ai été hospitalisé pendant dix mois et j’ai vu beaucoup de choses à l’hôpital. Je croisais des enfants, des gens dans des états bien pires que moi. Moi, je m’en sors bien après dix mois, pourquoi ne pas aller aider les autres ? J’ai envie de rendre ce que j’ai reçu. Et mon but, c’est de bosser, pas de rester les bras croisés ».

J’ai envie d’aider les gens, de soigner les personnes âgées et de faire un travail que j’aime.
Gustavo

Gustavo, 34 ans, en attente d’équivalence de diplôme

« Je suis colombien et je suis venu à cet événement aujourd’hui pour avoir des informations sur l’équivalence de diplôme. Je suis arrivé en Belgique il y a quatre ans. J’ai 12 ans d’expérience comme personnel soignant dans mon pays, avec une formation d’un an et demi. Je sais qu’il y a une pénurie d’aides-soignants et d’infirmiers dans toute la Belgique en ce moment. Je souhaite travailler et contribuer. Mais sans équivalence de diplôme, ce n’est pas possible pour l’instant. Moi je voudrais travailler dans la santé ici aussi. J’ai envie d’aider les gens, de soigner les personnes âgées et de faire ce travail que j’aime ».

*Le prénom a été modifié sur demande de l’interviewée.

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