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Meta, maison mère de Facebook, annonce la suppression de 11.000 emplois

La maison mère de Facebook a annoncé un plan social de grande envergure, se séparant de 11.000 employés. Il s’agit de 13 % des effectifs de l’entreprise.

Temps de lecture: 4 min

Pour la première fois depuis la création de Facebook, Mark Zuckerberg a dû annoncer mercredi à ses salariés un plan social: Meta, la maison mère du géant des réseaux sociaux, va supprimer 11.000 postes, soit environ 13% de ses effectifs.

«Aujourd’hui, je partage certains des changements les plus difficiles que nous ayons faits dans l’histoire de Meta», a annoncé M. Zuckerberg, dans un message adressé aux salariés. «J’ai décidé de réduire la taille de notre équipe d’environ 13% et de me séparer de 11.000 de nos employés talentueux.»

Les embauches au sein du groupe, qui détient également le réseau social Instagram et le service de messagerie instantanée WhatsApp, sont en outre gelées jusqu’à fin mars 2023.

Les licenciements chez Meta s’inscrivent dans le contexte plus large de départs massifs dans le secteur de la tech, aux Etats-Unis et dans le monde.

«Je veux assumer la responsabilité de ces décisions et de la façon dont nous en sommes arrivés là. Je sais que c’est difficile pour tout le monde, et je suis particulièrement désolé pour ceux qui sont touchés», a écrit M. Zuckerberg. Meta n’a pas précisé dans l’immédiat la répartition géographique des suppressions d’emplois.

Le groupe, qui comptait quelque 87.000 employés dans le monde fin septembre, a fait état de performances financières décevantes au troisième trimestre, marqué par une baisse de son chiffre d’affaires et une chute de ses bénéfices.

Avec la dégradation de la situation économique, l’inflation et la hausse des taux d’intérêt, les entreprises ont réduit leur budget publicités. Et avec la concurrence d’autres plateformes, à commencer par TikTok, son nombre d’utilisateurs a stagné.

Meta peine également à convaincre les investisseurs du bien-fondé du virage stratégique qu’il a pris en voulant bâtir le métavers, cet univers parallèle qu’il décrit comme l’avenir d’internet.

Le piètre bilan de santé a accéléré la dégringolade de l’action de l’entreprise, qui a perdu au total plus de 70% depuis le début de l’année sur le Nasdaq. M. Zuckerberg avait aussi annoncé à cette occasion que les effectifs du groupe n’augmenteraient pas et pourraient même diminuer d’ici à la fin 2023.

«Meta est en pleine crise d’identité. L’entreprise a un pied dans un pari risqué à long terme sur le métavers et l’autre pied dans l’incapacité de concurrencer TikTok», a commenté Mike Proulx, directeur de recherche chez Forrester.

«Aucun des deux n’est de bon augure pour Meta à court terme et des mesures de réduction des coûts plus sévères étaient inévitables alors que la société tente de se regrouper à l’aube d’une sombre année 2023», a ajouté M. Proulx.

Aux Etats-Unis, les employés licenciés de Meta recevront 16 semaines de salaire de base et deux semaines supplémentaires de salaire pour chaque année de service. L’entreprise couvrira leur assurance santé pendant 6 mois. Elle s’engage également à aider les employés non-américains dans leurs démarches liées à leur visa de travail.

Licenciements dans la tech

La tech traverse depuis plusieurs mois une passe difficile en raison notamment du ralentissement des revenus publicitaires, le gagne-pain de nombreuses entreprises du secteur.

Fin août, Snap, la maison mère de l’application Snapchat, a ainsi supprimé environ 20% de ses effectifs, soit plus de 1.200 employés.

La semaine dernière, deux sociétés de la Silicon Valley, Stripe (paiements en ligne) et Lyft (réservations de voitures avec chauffeur), ont fait part de licenciements de grande ampleur tandis qu’Amazon a gelé les embauches dans ses bureaux. Twitter, fraîchement racheté par Elon Musk, vient pour sa part de congédier environ la moitié de ses 7.500 salariés.

A Wall Street, où l’annonce de Meta était largement anticipée, l’action du groupe montait de 4% dans les échanges électroniques précédant l’ouverture.

«C’est un triste moment et il n’y a pas moyen de contourner cela», a écrit M. Zuckerberg. «À ceux qui partent, je tiens à vous remercier encore une fois pour l’ensemble de vos contributions», a-t-il ajouté.

À lire aussi Meta, Twitter, Amazon… la fête est finie dans la Silicon Valley

 

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3 Commentaires

  • Posté par Van den Eeckhoudt Etienne, mercredi 9 novembre 2022, 13:04

    Meta ne fait plus que 4 milliards et demi de bénéfices. Il est donc tout à fait logique de saquer dans le personnel. Les actionnaires doivent pouvoir maintenir leurs dividendes. Nous vivons dans un monde impitoyable.

  • Posté par Mauer Marc, vendredi 11 novembre 2022, 3:56

    Gérer une entreprise, ce n’est pas vider la caisse jusqu’au dernier kopeck, juste pour maintenir les salariés. Zuckerberg, le sale gosse, voit son jouet prendre l’eau, et logiquement, il dégraisse, et, ne t’en déplaise, ll prend des décisions par rapport au futur, et il l’imagine négatif, c’est comme ça. De plus, tu ne sembles pas savoir ce que sont les dividendes, la capitalisation boursière. Si tu comprenais, tu saurais qu’un investissement boursier DOIT rapporter des dividendes. C’est la rémunération normale et indispensable de l’investissement boursier, qui n’est pas le fait que des grandes fortunes. Il y a des petits porteurs, des assurances, des caisses de retraite … Si tu veux supprimer cela, tu supprimes aussi les entreprises qui ont besoin des investisseurs boursiers.

  • Posté par Patric Stun, mercredi 9 novembre 2022, 14:39

    En effet. Et toute personne qui pense que c'est pas bien n'est qu'un dangereux gauchiste. Entre actionnaires et emplois, il n'y a pas à hésiter: Il faut virer sans trembler. C'est l'économie de marché.

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