Emmanuel Macron console Kylian Mbappé

18 décembre. Cette image symbolise tout ce qui éloigne les hommes politiques de leurs citoyens. Il n’y a aucune once de sincérité dans le geste du Président français, rien que du calcul et de la communication puisqu’il sait pertinemment bien que les caméras vont se focaliser sur le désarroi de Mbappé plutôt que sur celui de Tchouameni – le Président français a-t-il pris le temps de parler et consoler ce jeune joueur qui venait de rater un penalty ? Pas devant les caméras en tous cas. Comme il ne devait pas se trouver sur la pelouse avant la cérémonie protocolaire, on peut y voir un passe-droit, ultime entorse au règlement qui avait déjà été corrompu dès le départ (de la désignation du pays hôte à l’absence d’alcool autour des stades en passant par le déplacement de l’événement de l’été au mois de novembre). Commencée sur une aberration écologique – cette climatisation dans les stades a fonctionné même quand il faisait 25 degrés – footballistique (le football ne fait pas partie de la culture locale), politique (le Qatar n’est pas un pays modèle en matière des droits de l’homme) et sociale (non-respect du droit des travailleurs), elle se clôture sur cette image même si, paradoxalement, cette Coupe du Monde, sportivement, a sacré le plus grand joueur du 21e siècle : Lionel Messi.















© Rossel & Cie - 2022
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