Ducasse d’Ath: le «Sauvage» une nouvelle fois au cœur des débats
Le personnage du « Sauvage », au programme des festivités de la Ducasse d’Ath, est une nouvelle fois au cœur des polémiques.
Annulée ou réduite depuis deux ans en raison de la crise sanitaire, la Ducasse d’Ath et son folklore font leur retour pour le dernier week-end du mois d’août. Classé au Patrimoine oral et immatériel de l’humanité depuis 2005, l’événement attire de nombreux curieux chaque année. Au programme des festivités : des défilés et des groupes folkloriques, dont le « Sauvage », qui se trouve au cœur d’une polémique depuis 2019.
Bruxelles Panthères, organisation antiraciste et décoloniale Bruxelles Panthères, tente de faire annuler cet événement, en raison de l’usage du « blackface ». Pour cette raison, l’organisation s’est adressée à l’Unesco pour faire retirer le « Sauvage » de la liste du Patrimoine oral et immatériel.
« Blackface » et racisme
Malgré le caractère emblématique du « Sauvage », ce personnage est précisément au centre de la polémique. Avec sa « blackface », son visage grimé de noir, son anneau dans le nez et d’autres éléments stéréotypés, il suscite une vive indignation parmi une partie de la population. Depuis 2019, Bruxelles Panthères condamne l’usage de cette pratique et demande le retrait de cet événement du programme. Cette année encore, l’organisation fait appel à l’Unesco, en adressant une lettre à Audrey Azoulay, sa directrice générale.
« Après plus de deux ans de pandémie mondiale et deux ans après le mouvement mondial Black Lives Matter, suite à l’assassinat de George Floyd, la position des autorités athoises et des communautés organisatrices de la Ducasse n’a pas bougé d’un iota », indique l’organisation.
Réaction du bourgmestre
Interrogé par RTL-TVI, Bruno Lefevre, le bourgmestre d’Ath, affirme qu’il est hors de question de supprimer le personnage du « Sauvage ». S’il concède que celui-ci peut choquer, il affirme rappeler « qu’on a jamais été dans une dynamique raciste ». Le personnage du « Sauvage » doit évoluer, mais en concertation avec la population. Bruno Lefevre explique craindre, dans le cas d’une suppression, de donner l’impression aux Athois de leur voler une tradition, leur folklore et de leur imposer « autre chose ».














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Posté par De Clercq Jean-Pierre, vendredi 2 décembre 2022, 18:28
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Posté par Snyers Damien, samedi 3 décembre 2022, 14:42
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Posté par D L, vendredi 2 décembre 2022, 22:58
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Posté par Snyers Damien, vendredi 2 décembre 2022, 21:36
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Posté par D Marc, vendredi 2 décembre 2022, 18:09
Plus de commentairesLe Soir à retiré la possibilité de commenter l’article du 2/12. Scandale et censure wokiste lamentable.
@DL : La liberté d'expression est encadrée, elle n'est pas absolue, et le racisme est une de ses limites.
Mais oui Monsieur Smyers, la liberté d'expression s'arrête quand elle ne sied plus aux grands prêtres wokistes. Même si à ma connaissance vous y avez aussi mis un commentaire. Je rappelle à tous que ce sont les régimes dictatoriaux qui réécrivent l'histoire ou les légendes.
Un site internet est responsable de ce qui est dessus, y compris des commentaires. C'est plutôt normal de fermer l'espace commentaires d'un article quand il est bourré de commentaires racistes, du coup. Ce qui aurait pu être envisagé aussi pour cet article ci. Ce n'est ni un scandale, ni de la censure.
Bizarre, plus moyen de placer un commentaire sur l'article du 02/12/2022 . Les commentaires déplaisent aux auteurs de l'article? L'Unesco protège le patrimoine, à condition que le patrimoine soit aliéné par ceux qui demandent la protection!